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		<title>Qui &#233;taient les fr&#232;res Barberousse ?</title>
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&lt;p&gt;Quatre &#233;cumeurs des mers, dont deux sabreurs de premi&#232;re qualit&#233;, portent le nom de Barberousse : 'Aroudj, Khair ed-Din (le Barberousse), Ilyas et Ishaq, tous fils d'un modeste potier de Medelin (ou M&#233;telin), dans l'&#238;le grecque de Lesbos, du nom de Yacoub d'Yenidjewardar. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis cinq si&#232;cles, deux d'entre eux, 'Aroudj et Khair ed-Din, adoub&#233;s par les sultans de la Porte, re&#231;oivent les honneurs militaires des marins les plus chevronn&#233;s qui en ont fait des chefs. On se les repr&#233;sente comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://nedjma.org/-Histoire-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH92/ilustration_barberousse_2-bf686.png?1777306818' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='92' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quatre &#233;cumeurs des mers, dont deux sabreurs de premi&#232;re qualit&#233;, portent le nom de Barberousse : 'Aroudj, Khair ed-Din (le Barberousse), Ilyas et Ishaq, tous fils d'un modeste potier de Medelin (ou M&#233;telin), dans l'&#238;le grecque de Lesbos, du nom de Yacoub d'Yenidjewardar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cinq si&#232;cles, deux d'entre eux, 'Aroudj et Khair ed-Din, adoub&#233;s par les sultans de la Porte, re&#231;oivent les honneurs militaires des marins les plus chevronn&#233;s qui en ont fait des chefs. On se les repr&#233;sente comme des Jack Sparrow &#8211; du film Pirates des Cara&#239;bes &#8211;, d&#233;mons sans foi ni loi, sanguinaires, puissants et authentiques briscards des mers, flibustiers intr&#233;pides et invincibles. 'Aroudj et Khair ed-Din furent appel&#233;s Barberousse &#8211; nom qui a d'abord &#233;t&#233; donn&#233; &#224; l'un d'eux &#8211; lors de leur s&#233;jour &#224; Tunis, en 1504. D&#232;s 1515, ils firent des incursions en Alg&#233;rie &#224; partir de Jijel, une base de l'Est alg&#233;rien. Henri Delmas de Grammont indique, dans une &#233;tude de La Revue africaine, que &#171; les pi&#232;ces officielles n'emploient que le vocable Barbara, soit qu'elles nomment 'Aroudj, soit qu'elles parlent de son fr&#232;re Khair ed-Din. En Italie, on dit Barbarossa ; en France, le roi et ses ambassadeurs &#233;crivent Barberousse. Mais tous, Espagnols, Italiens et Fran&#231;ais, lorsqu'ils se servent de la langue latine, disent : Oenobarbus Turchus (Le Turc &#224; la barbe rouge) &#187; (La Revue africaine, 1885).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres noms, parfois attribu&#233;s &#224; tort, circulent : Aruch, Horruc, Orox, Homich&#8230; &#192; moins que toute cette g&#233;n&#233;alogie africaine ne remonte tout simplement &#224; Fr&#233;d&#233;ric I er de Hohenstaufen, dit &#233;galement Fr&#233;d&#233;ric Barberousse (1122-1190), qui r&#233;gna en Allemagne et en Italie, o&#249; il re&#231;ut le surnom de Barberousse, en raison de son impressionnante pilosit&#233;. Dans l'entr&#233;e &#171; Alg&#233;rie &#187; de la Nouvelle Encyclop&#233;die am&#233;ricaine, Engels &#233;crivait : Barberousse Horuk. En r&#233;alit&#233;, il n'y aucune indication pr&#233;cise quant &#224; la couleur de la barbe d' 'Aroudj et de ses fr&#232;res, et rien ne dit que sa barbe e&#251;t &#233;t&#233; vraiment rousse ou rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Waslin Esterhazy, auteur de De la domination turque dans l'ancienne R&#233;gence d'Alger, le nom Barberousse vient de ce que les Europ&#233;ens n'arrivaient pas &#224; prononcer correctement 'Aroudj. Ils ont finalement opt&#233; pour Barberousse, qui pr&#233;valut tant pour la facilit&#233; de la langue, qui ne pouvait plus fourcher, que pour l'image qu'il donnait d'un corsaire roux ou rouge, redout&#233; de tous. La ville o&#249; se forgea cette r&#233;putation si sulfureuse est Alger, mais le terrain de jeu du corsaire fut infiniment plus vaste, s'&#233;tendant de la M&#233;diterran&#233;e aux mers du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alger &#233;tait, au milieu du XVIe si&#232;cle, &#171; une ville de pirates insolents &#187;, ainsi que le rappelle si suavement Venture de Paradis, qui avaient r&#233;ussi &#224; en faire une escale redout&#233;e par la plupart des flottes &#233;trang&#232;res, mais aussi une capitale m&#233;diterran&#233;enne. Apr&#232;s avoir ferraill&#233; avec toutes les nations maritimes, conquis T&#233;n&#232;s et Tlemcen, Baba 'Aroudj mourut au combat, en 1518, dans une bataille contre les Espagnols, &#224; la fronti&#232;re marocaine, &#224; quelques encablures de Tlemcen. Khair ed-Din rallia l'arm&#233;e en d&#233;route de son fr&#232;re Baba 'Aroudj, dont il prit naturellement le commandement, avant de s'emparer du Pe&#241;&#243;n d'Alger (1529). Selon les historiens, il aurait us&#233; d'un stratag&#232;me assez efficace, celui d'Hippom&#232;ne qui, dans sa lutte contre Atalante, avait eu le trait de g&#233;nie de semer derri&#232;re lui des tr&#233;sors afin d'assouvir la cupidit&#233; de ses poursuivants, de les disperser et de les ralentir suffisamment pour pouvoir leur &#233;chapper. L'ann&#233;e de la mort de son fr&#232;re, 1518, Khair ed-Din fut &#233;lu par les acclamations du peuple d'Alger.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_155 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;160&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://nedjma.org/local/cache-vignettes/L500xH370/la_ville_d_alger_16eme_siecle-8c779.jpg?1777306818' width='500' height='370' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;La ville d'Alger au 16eme si&#232;cle
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Stoopendael (1636&#8211;1707), La Ville d'Alger, impression sur cuivre coloris&#233;e, 26&#215;34 cm, vers 1680 1690. Rijksmuseum, Amsterdam.
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cela combla d'aise le sultan ottoman S&#233;lim I er , lui-m&#234;me confirm&#233; dans son r&#244;le de parrain de la R&#233;gence. D'ailleurs, les sultans ottomans auront un droit de regard direct sur les beys d'Alger jusqu'en 1711. Le 27 mai 1529, Khair ed-Din chassa du Pe&#241;&#243;n d'Alger le gouverneur Martin de Vargas, apr&#232;s avoir &#233;chou&#233; dans sa tentative de le convertir &#224; l'islam. Comme Vargas s'obstinait dans son refus, il fut bastonn&#233;, tant et si bien qu'il rendit l'&#226;me. Peu de temps apr&#232;s, Khair ed-Din fut rappel&#233; &#224; Constantinople o&#249; il fut nomm&#233; capitan. De l'autre c&#244;t&#233; du d&#233;troit de Gibraltar, les Espagnols &#233;taient furieux. En septembre 1516, ils arm&#232;rent une flotte importante plac&#233;e sous l'autorit&#233; de Diego de la Vera, avec pour mission de punir l'offense qu'ils avaient subie de la part des Alg&#233;riens.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_156 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://nedjma.org/local/cache-vignettes/L184xH274/selim_i-f7f9c.jpg?1777306818' width='184' height='274' alt='Selim I : Sultan ottoman' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Selim I : Sultan ottoman
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Diego de la Vera fut &#233;cras&#233; et plus de mille cinq cents de ses soldats p&#233;rirent lors de l'assaut, &#224; un endroit qui aurait donn&#233; son nom au quartier de Bab el-Oued. Le XIXe si&#232;cle ne fut pas de tout repos pour les habitants d'Alger, car les attaques des marines europ&#233;ennes, essentiellement anglaise, danoise, espagnole et fran&#231;aise, se multipli&#232;rent. Les Anglais ouvrirent les hostilit&#233;s et furent les plus destructeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1816, notamment, l'attaque conduite par lord Exmouth (1757-1833) pour lib&#233;rer des esclaves chr&#233;tiens encore retenus dans les ge&#244;les alg&#233;riennes fut durement ressentie par le pacha d'Alger et sa suite. Deux ann&#233;es plus tard, une armada europ&#233;enne, chr&#233;tienne plus exactement, cingla vers Alger. Accul&#233;, le dey fut contraint d'abandonner d&#233;finitivement la course en M&#233;diterran&#233;e. Il faut noter, &#224; cet &#233;gard, la rivalit&#233; constante des Anglais et des Fran&#231;ais en ce qui concerne la ma&#238;trise totale des mers, l'Angleterre s'&#233;tant d&#233;j&#224; adjug&#233;e de beaux troph&#233;es dans la lointaine Asie et sur la plupart des mers chaudes du globe. Autre fait majeur : si la marine espagnole a toujours eu des vell&#233;it&#233;s de domination de la c&#244;te barbaresque, qui va de Tanger &#224; Bizerte, et connu des d&#233;m&#234;l&#233;s avec les marines de ses trois pays, la flotte portugaise ne s'est jamais aventur&#233;e dans ces parages, se contentant de tenir les ports atlantiques et ceux de l'oc&#233;an Indien : Mozambique, Mombasa, ainsi que quelques comptoirs de la fa&#231;ade orientale de l'oc&#233;an Indien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Malek Chebel &lt;br class='autobr' /&gt;
Dictionnaire amoureux de l'Alg&#233;rie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le commissaire politique durant la guerre de lib&#233;ration</title>
		<link>https://nedjma.org/Le-commissaire-politique-durant-la-guerre-de-liberation</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le FLN &#233;tait un parti politique qui avait des objectifs, principalement la lib&#233;ration du pays du joug colonial, et parmi ses buts ; l'instauration d'un &#233;tat d&#233;mocratique et social. Ce parti issu du peuple &#224; utilis&#233; plusieurs moyens afin de parvenir au salut et &#224; la victoire. La classe politique qui formait le FLN, a fait un travail purement nationaliste en cr&#233;ant des groupes organis&#233;s de militants d&#233;vou&#233;s &#224; la cause nationale. Ce qui n&#233;cessite une coh&#233;rence des principes et une convergence (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://nedjma.org/-Histoire-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH120/planche_krim_belkacem_politique_3-f60f5.png?1777306818' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='120' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le FLN &#233;tait un parti politique qui avait des objectifs, principalement la lib&#233;ration du pays du joug colonial, et parmi ses buts ; l'instauration d'un &#233;tat d&#233;mocratique et social. Ce parti issu du peuple &#224; utilis&#233; plusieurs moyens afin de parvenir au salut et &#224; la victoire. La classe politique qui formait le FLN, a fait un travail purement nationaliste en cr&#233;ant des groupes organis&#233;s de militants d&#233;vou&#233;s &#224; la cause nationale. Ce qui n&#233;cessite une coh&#233;rence des principes et une convergence des id&#233;es. Nul ne peut douter de la sinc&#233;rit&#233; des activistes de la premi&#232;re heure, portant haut la bravoure de leurs anc&#234;tres. Avant le d&#233;clenchement effectif de la guerre de lib&#233;ration, des initiatives ont &#233;t&#233; prises pour maintenir la pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dissolution de l'OS a &#233;t&#233; s&#233;v&#232;rement ressentie par les &#233;l&#233;ments principaux du courant ind&#233;pendantiste. Ce qui a retard&#233; la lutte arm&#233;e, son d&#233;clenchement. Drain&#233; par un souffle nationaliste, une n&#233;cessit&#233; d'assurer une revanche des provocations ayant pr&#233;c&#233;d&#233; la guerre ainsi que la mort de milliers d'Alg&#233;riens lors des manifestations du 8 mai 1945, les repr&#233;sentants du parti alg&#233;rien ont fini par convaincre les plus r&#233;ticents et douteux de la justesse du combat. La solution &#233;tait claire et l'&#233;quation &#233;tait simple sensibiliser puis rassembler afin de parfaire la fin d'une illusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes sont n&#233;s &#233;gaux, de plus leurs combats, les moyens de lutte diff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action politique compl&#232;te l'ALN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les racines et germes de la r&#233;volution ont suffisamment m&#251;ri pour s&#233;cr&#233;ter la transcendance de toutes lois du colonialisme. Les &#8220;hors la loi&#8221; sont estim&#233;s &#224; priori par le peuple quitte &#224; sacrifier les leurs. Comme il a &#233;t&#233; &#233;nonc&#233; dans la proclamation ; l'heure est grave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conscience faisant son &#233;cho ne pouvait insuffler son aura sans l'organisation et la discipline. Deux fers de lance d'une r&#233;volution, non moins convaincante au vu de l'opinion publique. Les combats &#233;tant simultan&#233;s. Ce qui induit et remet en cause l'imperm&#233;abilit&#233; des forces coloniales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le combattant dans sa djellaba ou en uniforme son souhait resta immuable et unique en son genre : saboter afin d'apeurer l'ennemi. Au milieu des camps de l'ALN figurent les politiciens les vrais, ceux qu'on nomment les commissaires ils sont g&#233;n&#233;ralement plus politis&#233;s que le reste et ayant des pr&#233;-requis, plus &#233;loquents, ils accompagnent les vrais eux aussi les maquisards ou comme les appelle la presse fran&#231;aise : les fellaghas. Ses combattants ont eu besoin de solidifier la foi et la conviction de leur cause. Leur sobri&#233;t&#233; est faite d'honneur et d'honn&#234;tet&#233; ce qui est sens d'int&#233;grit&#233;. Ils restent inamovibles &#224; la pression du colonisateur et &#224; sa guerre psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commissaire politique qui travaille durement pour convaincre et remonter le moral des troupes arm&#233;es, en faisant des discours de sensibilisation &#224; propos de l'ind&#233;pendance, l'injustice du colonialisme et sa politique. La r&#233;putation du commissaire politique, ainsi que sa foi ont eu un impact important sur les consciences. Quand les villageois ne sont pas sous le si&#232;ge de l'arm&#233;e ennemie. Le r&#244;le du commissaire se fait entendre au sein de la foule afin de r&#233;pondre aux aspirations du peuple. il est choisi pour son &#233;loquence et son exp&#233;rience politique. Plus &#226;g&#233; que la majorit&#233; des jeunes issus de l'arm&#233;e de lib&#233;ration. Il est le rempart &#224; la propagande du colonialisme et d&#233;fenseur de la cause alg&#233;rienne suivant l'ordre et les recommandations de sa hi&#233;rarchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est charg&#233; de la collecte de fonds ou cotisations qui sont faites mensuellement au profil des familles des moujahidines et des martyrs. Les risques encourus par le commissaire politique sont &#233;normes. Il est durement sanctionn&#233;, certains ont &#233;t&#233; tortur&#233;s dans les ge&#244;les et d'autres vivent dans la clandestinit&#233; depuis des ann&#233;es, avant le d&#233;clenchement de la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a grandement contribu&#233; &#224; la diffusion des principes du 1er Novembre.il doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme l'artisan de la r&#233;volution. Ses discours sont &#224; la port&#233;e du simple citoyen tout en assurant la coordination entre les deux volets politique et militaire de la guerre de lib&#233;ration. Il rapportait des renseignements aux responsables des wilayas historiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les commissaires politiques les plus connus que l'ont peut citer ; Mohamed Belhanafi devenu comme une ic&#244;ne de la station cha&#238;ne II apr&#232;s l'ind&#233;pendance et Al Hachemi Hadjres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;M.A&lt;br class='autobr' /&gt;
Admin de Nedjma&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;mir Abdelkader vu par Kateb Yacine</title>
		<link>https://nedjma.org/L-emir-Abdelkader-vu-par-Kateb-Yacine</link>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;EIHadj Mahieddine est au sommet de la puissance et du renom. Il a trois fils dont l'un est d&#233;j&#224; un objet de pr&#233;dilection. Sa bont&#233;, sa prodigalit&#233;, son respect de la religion, sa fermet&#233; le font estimer jusqu'au Maroc et en Tunisie. Le Dey d'Oran, son chef administratif direct, le jalouse et le d&#233;signe &#224; la suspicion des ottomans. Mahieddine le sait. Il est exc&#233;d&#233; par cette surveillance. Quelquefois, il laisse d&#233;border son amertume. Il parle, longuement, &#224; son fils Abdelkader. Tous deux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://nedjma.org/-Histoire-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH120/planche_abdelkader_kateb-19355.png?1777306818' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='120' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;EIHadj Mahieddine est au sommet de la puissance et du renom. Il a trois fils dont l'un est d&#233;j&#224; un objet de pr&#233;dilection. Sa bont&#233;, sa prodigalit&#233;, son respect de la religion, sa fermet&#233; le font estimer jusqu'au Maroc et en Tunisie. Le Dey d'Oran, son chef administratif direct, le jalouse et le d&#233;signe &#224; la suspicion des ottomans. Mahieddine le sait. Il est exc&#233;d&#233; par cette surveillance. Quelquefois, il laisse d&#233;border son amertume. Il parle, longuement, &#224; son fils Abdelkader. Tous deux m&#233;ditent pour un meilleur avenir. Mais la situation devient chaque jour plus intenable. Pour calmer les craintes des Turcs, Mahieddine d&#233;cide de faire, en compagnie d'Abdelkader le p&#232;lerinage traditionnel &#224; la Mecque. Or, quand la tribu des Hachems apprend le projet de son chef, les cheikhs accourent de toutes parts pour l'escorter. Et c'est une petite arm&#233;e qui s'&#233;branle, Abdelkader en t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dey d'Oran, averti, craignant que le cort&#232;ge ne nourrisse quelque dessein de r&#233;volte, fait arr&#234;ter Mahieddine et son fils, &#224; leur d&#233;part, et les fait conduire devant lui. Le sort de ces captifs est pr&#233;caire... Que le Dey&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;fasse un geste, et il seront jet&#233;s dans une prison ou assassin&#233;s. Mais le jeune Abdelkader n'est nullement intimid&#233;. Il dit au Dey : &#8220; nous ne voulons pas nous r&#233;volter. Notre escorte est &#224; la mesure de la distance qui nous s&#233;pare de la Mecque ainsi que des dangers qui nous guettent. Donnez-nous des b&#226;teaux et nous embarquons sous vos yeux. Si vous nous gardez prisonniers nous ne r&#233;pondrons pas des &#233;v&#233;nements !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dey, r&#233;fl&#233;chit, d&#233;lib&#232;re et finit par rel&#226;cher ses deux prisonniers. Comme on le voit, Abdelkader sait r&#233;pondre aux despotes. Ce p&#232;lerinage dure deux ans. Il a une grande importance pour la vie d'Abdelkader, qui tire le plus grand profit de son voyage. En Egypte, il fr&#233;quente des hommes sup&#233;rieurs, r&#233;vise ses connaissances en les augmentant. L'Orient l'&#233;merveille. Il s'enthousiasme pour ces peuples musulmans d'o&#249; est partie la formidable civilisation qui a m&#233;tamorphos&#233; son pays africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'aper&#231;oit combien les Turcs ont d&#233;form&#233; le g&#233;nie musulman, en militarisant tout. Il converse avec de vrais ul&#233;mas, de vrais cadis. Combien cela le change de l'ignorance et du fanatisme entretenus par les Turcs ! Il r&#234;ve d'un autre avenir pour son pays. Il voudrait pouvoir contribuer &#224; &#233;tablir une puissante nation nord- africaine musulmane, qui ressusciterait la gloire du vieil &#233;tat arabe. De nos jours encore son projet est d'une &#233;tonnante actualit&#233;. A son retour &#224; Mascara, la situation n'a gu&#232;re chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il passe trois autres ann&#233;es &#224; r&#233;fl&#233;chir et &#224; &#233;tudier. Sa nature se r&#233;v&#232;le, ses r&#234;ves se pr&#233;cisent. Bient&#244;t, il va entrer en sc&#232;ne pour d&#233;fendre ses projets. Mais des &#233;v&#233;nements ext&#233;rieurs se pr&#233;parent. Les Fran&#231;ais ont un gouvernement ombrageux qui se f&#226;che pour un pr&#233;tendu coup d'&#233;ventail. Entendez plut&#244;t que la France avait un besoin vital d'un d&#233;bouch&#233; et que l'Alg&#233;rie o&#249; elle comptait d&#233;j&#224; quelques comptoirs et des agents &#233;tait la plus belle des proies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France savait fort bien que les Turcs capituleraient vite devant elle et ne faisait aucun cas des autochtones, ce en quoi elle avait tort...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;xp&#233;dition d'Alger r&#233;v&#232;le ais&#233;ment que la France ne partait pas en guerre pour venger un consul bouscul&#233;, mais bien pour s'&#233;tablir dans le pays, avec tous les b&#233;n&#233;fices militaires, politiques et commerciaux qu'une telle conqu&#234;te comportait. En outre la monarchie n'&#233;tait gu&#232;re populaire dans la m&#233;tropole ; elle esp&#233;rait refaire sa force et son prestige en agrandissant l'empire et en se m&#233;nageant dans des pays neufs, un foyer, et peut-&#234;tre un asile. Pour dissiper les derniers doutes, voici les effectifs de l'exp&#233;dition, tels qu'ils ont &#233;t&#233; relev&#233;s sur les rapports officiels, par Maurice Wahl, un historien qui ne peut &#234;tre suspect&#233; de sympathie pour les Alg&#233;riens : &#8220; La'flotte comprenait 103 b&#226;timents, parmi lesquels 11 vaisseaux de ligne et 24 fr&#233;gates. Le convoi destin&#233; au transport du mat&#233;riel des chevaux et des vivres &#233;tait form&#233; de 347 vaisseaux de commerce. 225 petits b&#226;timents constituaient la flottille de d&#233;barquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arm&#233;e montait &#224; 37.000 hommes ; le g&#233;nie et l'artillerie y figuraient en assez forte proportion...&#8221; Ajoutez &#224; ce modeste cort&#232;ge huit g&#233;n&#233;raux et une centaine d'officiers et vous conclurez que les Bourbons faisaient les choses en grand... Bigre ! quelle d&#233;monstration de force pour un coup d'&#233;ventail. Evidement, il y a encore des simples pour dire : &#8220; la conqu&#234;te fut un grand mouvement humanitaire, pour &#233;couler des tr&#233;sors de progr&#232;s moderne&#8221; ... Je veux bien, mais &#233;tait -ce vraiment le seul moyen de nous faire profiter de la civilisation ? Et puis par quelle &#233;trange sollicitude le Roi de France aurait- il song&#233; aux Africains ? Comment lui est venu le d&#233;sir de nous d&#233;voiler les vertus locomotrices de la vapeur ? Quel g&#233;nie obscur le poussa vers nos contr&#233;es ? D'aucuns affirment s&#233;rieusement que les incorrigibles corsaires barbaresques pillaient impun&#233;ment les navires fran&#231;ais ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je croyais, pour ma part, que l'histoire des corsaires datait de Charles Quint ... Et qui nous fera croire que la Marine fran&#231;aise avait peur des corsaires ? Des corsaires qui n'&#233;taient souvent que de pacifiques p&#234;cheurs [...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...] &#192; vingt -quatre ans, Abdelkader est &#224; la t&#234;te d'un &#233;tat &#224; moiti&#233; envahi. La t&#226;che qui l'attend est loin d'&#234;tre encourageante mais elle ne lui fait pas peur ; il y a si longtemps qu'il r&#234;ve d'oeuvres et de combats gigantesques ! Une telle foi l'anime que sa premi&#232;re harangue, prononc&#233;e deux jours apr&#232;s son av&#232;nement soul&#232;ve l'enthousiasme chez les guerriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fils de Mahieddine a une r&#233;putation de sage et de h&#233;ros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rarement un adolescent a &#233;t&#233; &#224; la fois aussi r&#233;fl&#233;chi et ardent que lui. Il a une constitution robuste, une taille bien prise, un visage expressif et plein de noblesse. Son oeil sombre voit loin et voit clair. Il est mince et muscl&#233;, comme un l&#233;vrier. Il porte sous son Caftan un sabre, un chapelet d'&#233;b&#232;ne et les Hadiths du proph&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il passe ses loisirs dans la m&#233;ditations ou dans la chasse, s'int&#233;resse aux chevaux, sur lesquels il &#233;crira pendant son exil une &#233;tude p&#233;n&#233;trante. Il aime la discussion, se passionne pour la philosophie, excelle dans la Casuistique. Son caract&#232;re &#226;pre, la solitude dans laquelle il se compla&#238;t, lui ont fait peu d'amis et pas un seul confident. Il intimide tous ceux qui l'approchent, jusqu'aux cheikhs, aux v&#233;t&#233;rans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce penseur, ce solitaire est surtout un merveilleux homme d'action ; ses d&#233;cisions sont imm&#233;diates et irr&#233;vocables. Il n'a jamais rien regrett&#233; de ses gestes. Le fatalisme qu'il puise dans l'enseignement philosophique musulman le prot&#232;ge contre les &#233;v&#233;nements. Il subordonne d'ailleurs l'&#233;v&#233;nement &#224; l'action et r&#233;alise par l&#224; le h&#233;ros hegelien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a d&#233;j&#224; livr&#233; bataille &#224; l'envahisseur, ses exploits alimentent les conversations des braves. Il vole en avant de ses cavaliers, leur montre les canons ennemis en poussant son cheval au devant des boulets, qu'il voit ricocher et qu'il salue de ses plaisanteries. Il participe lui-m&#234;me aux travaux des camps, ranime le courage des bless&#233;s de son goum en leur lisant les plus beaux passages du coran sur le sang vers&#233; pour une cause juste&lt;br class='autobr' /&gt;
Tel est le Sultan des Arabes peu apr&#232;s la prise d'Alger. Son premier souci est d'&#233;tablir son pouvoir. Il sent que les Fran&#231;ais, avec la sup&#233;riorit&#233; de l'&#233;quipement, d&#233;tiennent celle de l'organisation, de la discipline. Aussi commence - t-il par recruter des collaborateurs comp&#233;tents, qu'il disperse &#224; travers le pays, avec mission de coordonner l'administration des terres et des populations avec la conduite de la guerre .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet rencontre de s&#233;rieux obstacles. Les colonisateurs, n'ont pas ch&#244;m&#233;. Leurs agents sillonnent les territoires, aid&#233;s dans leurs men&#233;es par ces &#233;ternels ambitieux, qui voient dans toute intervention &#233;trang&#232;re, un moyen inesp&#233;r&#233; de s'emparer du pouvoir. Le g&#233;n&#233;ral Tr&#233;zel, en particulier, arrive &#224; dresser contre l'&#233;mir, avec le concours du f&#233;lon Mustapha Ben Ismail, deux tribus influentes : les &#8220;Douairs&#8221; et les &#8220;Smala&#8221;. Abdelkader, dont le r&#233;seau de renseignements s'av&#232;re tout de suite excellent, est mis au courant de ces man&#339;uvres. Sa riposte ne se fait pas attendre. Il part lui- m&#234;me, &#224; la t&#234;te des Beni-Amer et terrasse Mustapha Ben Ismail, qui &#233;chappe de justesse au ch&#226;timent, en fuyant &#224; Tlemcen. Il ne repara&#238;tra d'ailleurs plus jamais. Un autre cheikh transfuge du bas-Ch&#233;liff, se rend &#224; l'&#233;mir apr&#232;s avoir essuy&#233; plusieurs d&#233;faites. Enfin le cheikh des Ghomaris tomb&#233; entre ses mains est traduit devant un tribunal de Ul&#233;mas et condamn&#233; &#224; mort, pour trahison...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...] Abdelkader r&#233;occupe alors Mascara, puis fonce vers Tlemcen, o&#249; il assi&#232;ge les derniers repr&#233;sentants turcs, pass&#233;s dans le camp adverse : les Kouroughlis. Le si&#232;ge lev&#233; sans succ&#232;s et tandis que l'&#233;mir regagne Mascara le mar&#233;chal Clauzel en personne accourt, mais un peu tard, au secours des assi&#233;g&#233;s. Cavaignac demeur&#233; &#224; la t&#234;te de la garnison s'&#233;ternise chez les Kouroughlis. I&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aime ce bon peuple musulman, &#224; l'hospitalit&#233; l&#233;gendaire ...Seulement, il a besoin d'argent. Le mar&#233;chal Clauzel aussi. Il faut bien tenir son rang, n'est -ce pas ? Que font ces aristocrates-n&#233;s ? Ils se contentent de d&#233;cr&#233;ter une contribution &#224; laquelle toutes les tribus amies ou non, relevant du contr&#244;le fran&#231;ais de Cavaignac, sont astreintes. les Kouroughlis sont bien punis de leur trahison : ils ont beau protester de leur loyalisme, on confisque les bijoux de leurs femmes et la crosse convaint les derniers r&#233;calcitrants. De quoi d&#233;go&#251;ter ces malheureux kouroughlis des alli&#233;s lib&#233;rateurs [...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les derniers groupes qui restent autour de l'&#233;mir acceptent des combats in&#233;gaux, se font d&#233;cimer. Je ne connais pas de plus belle &#233;pop&#233;e. Pour comble d'infortune, le khalifat Ben Allel, dernier recours du Sultan abandonn&#233;, tombe dans une gigantesque m&#234;l&#233;e o&#249; il a vu ses soldats massacr&#233;s jusqu'au dernier ; lui-m&#234;me p&#233;rit tragiquement. Abdelkader ne d&#233;sesp&#232;re pas. Tout en op&#233;rant sa difficile retraite, il ne n&#233;glige aucune occasion de rentrer dans les combats, le sabre sanglant, le pistolet fumant. Il se bat. Il ne cesse de se battre ! Il se bat jusqu'&#224; la folie, comme ses anc&#234;tres se sont battus &#224; travers le monde, pour la plus belle et la plus grave des causes !...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les derniers coups qu'on lui porte sont mortels, et c'est toujours la retraite. En m&#234;me temps qu'il se retire, il comprend que s'il n'y a plus d'espoir &#224; l'Est, l'Ouest est, au contraire l'asile par excellence, l'ultime tremplin d'o&#249; il pourrait foncer dans la bataille. Il amorce alors une habile manoeuvre : il gagne avec ses derniers soldats le Maroc, contraignant les fran&#231;ais &#224; le suivre jusqu'&#224; la fronti&#232;re, provoquant ainsi la guerre entre le Maroc et la France. Au Maroc il se r&#233;organise, alimente l'insurrection alg&#233;rienne qui n'a pas cess&#233; de s&#233;vir dans plusieurs r&#233;gions. Il remporte sur Cavaignac la victoire de Sidi- Brahim, en Septembre 1845, qui a d'heureuses r&#233;percussions dans le coeur de ceux qui continuent la lutte [...]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Abdelkader et l'ind&#233;pendance alg&#233;rienne &lt;br class='autobr' /&gt;
Kateb Yacine&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Aux origines du 1er Novembre par Mohamed Lebjaoui </title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 1er novembre 1954, &#233;clatait la R&#233;volution alg&#233;rienne. Cette action, dont l'importance n'apparut, sur le moment, qu'&#224; une infime minorit&#233; d'observateurs, &#233;tait l'aboutissement d'un double processus : &#224; l'&#233;chelle historique, du mouvement de r&#233;sistance &#224; la conqu&#234;te fran&#231;aise qui avait commenc&#233; d&#232;s les d&#233;buts de l'occupation ; sur un plan plus imm&#233;diat, des initiatives d'un groupe de militants nationalistes en rupture avec les appareils des organisations traditionnelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce groupe, dont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://nedjma.org/-Histoire-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH86/planche_mohamed_lebjaoui-81084.png?1777306818' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='86' alt=&#034;Mohamed Lebjaoui&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 1er novembre 1954, &#233;clatait la R&#233;volution alg&#233;rienne. Cette action, dont l'importance n'apparut, sur le moment, qu'&#224; une infime minorit&#233; d'observateurs, &#233;tait l'aboutissement d'un double processus : &#224; l'&#233;chelle historique, du mouvement de r&#233;sistance &#224; la conqu&#234;te fran&#231;aise qui avait commenc&#233; d&#232;s les d&#233;buts de l'occupation ; sur un plan plus imm&#233;diat, des initiatives d'un groupe de militants nationalistes en rupture avec les appareils des organisations traditionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce groupe, dont nous verrons plus loin l'origine, prit la d&#233;cision de l'action arm&#233;e au cours de la r&#233;union dite &#171; des 22 &#187;, tenue le dimanche 25 juillet 1954 chez Elias Deriche, au Clos Salembier (Alger), sous la pr&#233;sidence de Mostefa Ben Boula&#239;d. La liste compl&#232;te des 22 participants de cette r&#233;union historique n'ayant jamais &#233;t&#233; publi&#233;e, je crois n&#233;cessaire de la donner ici :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mostefa Ben Boula&#239;d, Mohamed Boudiaf, Larbi Ben M'hidi, Mourad Didouche, Rabah Bitat, Zoubir Bouadjadj, Othman Belouizdad, Mohamed Merzougui, Ahmed Boucha&#239;b, Boudjem&#226;a Sou&#239;dani, Abdelhafid Boussouf, Hadj Benala, Abdel malek Ramdane, Benaouda Ben Most&#233;fa, Lakhdar Ben Tobbai, Youcef Zirout, Moktar Badji, Mohamed M&#233;chatti, Abdeslem Habachi, Rachid Mellah, Sa&#239;d Bouali, Abdelkader Lamoudi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'ordre du jour de la r&#233;union, figuraient trois points, exactement formul&#233;s ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Election de la direction&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Unit&#233; &#224; la base ou pour une &#171; bonne &#187;scission du Parti.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Action limit&#233;e ou illimit&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une discussion approfondie, les 22 d&#233;cid&#232;rent l'unit&#233; &#224; la base et une action illimit&#233;e &#171; destin&#233;e &#224; se poursuivre jusqu'&#224; la victoire. Et ils &#233;lirent une direction compos&#233;e de cinq membres, auxquels devait se joindre ult&#233;rieurement un sixi&#232;me . Ben Boula&#239;d, Ben M'hidi, Boudiaf, Didouche, Bitat, puis Kriin Belkacem, avec lequel Ben Boula&#239;d &#233;tait d&#233;j&#224; en contact, comme il l'&#233;tait par ailleurs avec Ben Bella, rencontr&#233; en Suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les trois mois qui suivirent, ce &#171; directoire &#187; de six membres tint plusieurs r&#233;unions secr&#232;tes : notamment chez Zemmouri Larbi, &#224; Birmandreis, chez Layachi Mohamed, traminot d'Hydra, et chez Boukchoura Mourad, artisan maroquinier&lt;br class='autobr' /&gt;
de Pointe Pescade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ls d&#233;cid&#232;rent en particulier de se r&#233;partir la responsabilit&#233; des diff&#233;rentes &#171; zones &#187; d'op&#233;rations (le terme &#171; wilaya &#187; ne fut adopt&#233; que par la suite). Ben Boula&#239;d prit la zone 1 (Aur&#232;s), Didouche la zone 2 ( Nord-Constantinois), Krim la zone 3 (Kabylie), Bitat la zone 4 (Alg&#233;rois), Ben M'hidi la zone 5 (Oranie), Boudiaf fut charg&#233; de la coordination entre l'int&#233;rieur et l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des semaines qui pr&#233;c&#233;d&#232;rent le 1 novembre, les r&#233;unions des Six se firent presque quotidiennes, un contact &#233;troit &#233;tant maintenu, d'autre part, avec le responsable de l'ext&#233;rieur, Ben Bella. Bitat, notamment, apr&#232;s Ben Boula&#239;d, alla le voir en Suisse, o&#249; il avait des papiers au nom de M&#233;ziani. Ben Bella, &#224; son tour, tenait inform&#233;s Khider et A&#239;t Ahmed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, les Six arr&#234;t&#232;rent au 1&#034; novembre le d&#233;clen&#172; chement de l'action arm&#233;e et en fix&#232;rent les objectifs. Boudiaf se rendit au Caire, o&#249; se tenait alors Ben Bella, pour l'en informer et lui communiquer &#224; l'avance les premiers buts assign&#233;s aux&lt;br class='autobr' /&gt;
combattants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils d&#233;cid&#232;rent en particulier de se r&#233;partir la responsabilit&#233; des diff&#233;rentes &#171; zones &#187; d'op&#233;rations (le terme &#171; wilaya &#187; ne fut adopt&#233; que par la suite). Ben Boula&#239;d prit la zone 1 (Aur&#232;s), Didouche la zone 2 ( Nord-Constantinois), Kriin la zone 3 (Kabylie), Bitat la zone 4 (Alg&#233;rois), Ben M'hidi la zone 5 (Oranie), Boudiaf fut charg&#233; de la coordination entre l'int&#233;rieur et l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des semaines qui pr&#233;c&#233;d&#232;rent le 1 novembre, les r&#233;unions des Six se firent presque quotidiennes, un contact &#233;troit &#233;tant maintenu, d'autre part, avec le responsable de l'ext&#233;rieur, Ben Bella. Bitat, notamment, apr&#232;s Ben Boula&#239;d, alla le voir en Suisse, o&#249; il avait des papiers au nom de M&#233;ziani. Ben Bella, &#224; son tour, tenait inform&#233;s Khider et A&#239;t Ahmed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, les Six arr&#234;t&#232;rent au 1&#034; novembre le d&#233;clenchement de l'action arm&#233;e et en fix&#232;rent les objectifs. Boudiaf se rendit au Caire, o&#249; se tenait alors Ben Bella, pour l'en informer et lui communiquer &#224; l'avance les premiers buts assign&#233;s aux&lt;br class='autobr' /&gt;
combattants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette action, pour &#234;tre pleinement comprise, doit &#234;tre replac&#233;e dans une histoire qui, pendant pr&#232;s de 125 ans, vit le peuple alg&#233;rien lutter sous des formes diverses, mais de fa&#231;on ininterrompue, contre la conqu&#234;te et la colonisation fran&#231;aises. Il y eut, rappelons-le, plusieurs mouvements arm&#233;s, dont on ne citera que les principaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sit&#244;t apr&#232;s la reddition du Dey (Alger, 1830), l'&#233;mir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abd el-kader organisa, durant dix-sep ans, la r&#233;sistance arm&#233;e &#224; l'envahisseur*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis 1 occupation de la Grande-Kabylie &#8212; la premi&#232;re dans ! histoire du Maghreb &#8212; n'exigea pas moins de dix ans, de 1847 &#224; 1857.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour s opposer, ensuite, au vol des terres au profit de la colonisation, une s&#233;rie de r&#233;voltes &#233;clateront les unes apr&#232;s les autres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Insurrection du bacbagha Mokrani, chef militaire du mouvement politico-religieux du cheikh Ahadad (1871).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Insurrection de Bou-Baghla, de Boumaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Insurrection des Oulad Sidi-cheikh &#224; A&#239;n Sefra, en 1880.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1916, l'insurrection des Aur&#232;s et de Mascara (Beni-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Choukrane) aura pour but de s'&#233;lever contre la circonscription des adolescents*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insurrection de Marguerite-Miliana, en 1920, sera &#224; nouveau un mouvement dirig&#233; contre les expropriations*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la r&#233;volte de S&#233;tif et Guelma, en 1945, se traduira par le massacre de 45 000 musulmans, selon le rapport officiel du g&#233;n&#233;ral Tubert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces &#233;pisodes sanglants ne sont que les flamb&#233;es les plus spectaculaires d'un combat politique dont il faut marquer bri&#232;vement les principales &#233;tapes et les divers aspects, au moins depuis la Premi&#232;re Guerre mondiale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. 1919 &#8212; Mouvement de l'&#233;mir Khaled, petit-fils de l'&#233;mir Abd el-kader et ancien capitaine de l'arm&#233;e fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. 1925 &#8212; Mouvement du Dr Bendjelloul et de la F&#233;d&#233;&#172; ration des &#233;lus du d&#233;partement de Constantine. Il groupe des d&#233;l&#233;gu&#233;s financiers, des conseillers g&#233;n&#233;raux et municipaux, des pr&#233;sidents de djema&#226;, et revendique essentiellement la repr&#233;sentation des Alg&#233;riens musulmans au Parlement fran&#231;ais. La F&#233;d&#233;ration est pr&#233;sid&#233;e par Bendjelloul. Ferhat Abbas en est vice-pr&#233;sident. L'exemple est suivi par les &#233;lus d'Alger, avec le Dr Bachir, et les &#233;lus de l'Oranie. Tous b&#233;n&#233;ficient d'un large soutien du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. 1927 &#8212; Mouvement islafai. De retour du Hedjaz, le cheikh El Okbi inaugure un mouvement de r&#233;forme religieuse contre le maraboutisme et la superstition : d'abord dans sa ville natale, Sidi Okba, puis &#224; Alger. 11 lance un journal, Islah. D'autres pr&#233;dicateurs se l&#232;vent aussi pour r&#233;clamer le retour &#224; l'Islam authentique ; Ben Badis, dont le rayonnement et l'autorit&#233; morale seront consid&#233;rables, Bachir Brahimi, M'barek El Miii.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec leurs partisans, ils s'unissent en 1932 dans l'Associa&#172; tion des Oul&#233;ma qui gagne rapidement une grande audience d'abord dans toutes les couches de la population citadine. Son pr&#233;sident sera Ben Badis, ses deux vice-pr&#233;sidents, El Okbi et Brahimi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son programme : libert&#233; du culte musulman, officialisation de la langue arabe, instruction des enfants alg&#233;riens dans les deux langues, libert&#233; du p&#232;lerinage &#224; La Mecque. Un slogan r&#233;sume toutes ses aspirations : &#171; L'Islam est notre religion, l'Alg&#233;rie est notre patrie, la langue arabe est notre langue. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. 1936 &#8212; Congr&#232;s musulman alg&#233;rien. R&#233;uni sur l'initiative du cheikh Ben Badis, d&#233;sormais personnalit&#233; de tout premier plan, il rassemble toutes les tendances :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; les &#233;lus, en majorit&#233; partisans de l'assimilation ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; les Oul&#233;ma, nationalistes ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; les militants : P.P.A., syndicalistes, communistes,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.F.I.O.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Congr&#232;s &#233;lit son comit&#233; ex&#233;cutif. Il comprend, en dehors du P.P.A. qui, apr&#232;s avoir particip&#233; aux travaux du Congr&#232;s, a refus&#233; de d&#233;signer ses candidats, les noms les plus connus du monde politique alg&#233;rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son pr&#233;sident est le docteur Bendjelloul, son premier vice-pr&#233;sident le cheikh Ben Badis, son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral Belhadj, professeur naturalis&#233; fran&#231;ais, membre de la S.F.I.O. On y trouve aussi Ferhat Abbas, cheikh Bachir Ibrahimi, cheikh El Okbi, Lamine Lamoudi, directeur du p&#233;riodique La D&#233;fense, Benhoura, directeur de La Justice, L&#233;chani, directeur de La voix des humbles, organe des instituteurs &#171; d'origine indig&#232;ne &#187;, Hadj Amara, adjoint du maire d'Alger, le Dr Bachir, de Blida, M&#034; Kadi, avocat &#224; Tlemcen, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bureau du comit&#233; ex&#233;cutif sont aussi &#233;lus le professeur Bencheneb, qui deviendra beaucoup plus tard le premier ambassadeur fran&#231;ais d'origine arabe et Amar Ouzegane, secr&#233;taire du Parti communiste alg&#233;rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une organisation des jeunesses du Congr&#232;s musulman est constitu&#233;e. Elle est dirig&#233;e par Omar A&#239;choune, militant exemplaire du mouvement national qui jouera, avec modestie, un r&#244;le consid&#233;rable pendant la R&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans 1 intervalle, en 1924, avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e &#224; Paris, sur l'initiative de l'&#233;mir Khaled et avec le soutien du Parti communiste fran&#231;ais, 1 Etoile JNord-Africaine, dont Messali Hadj prendra la direction deux ans plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1934, apr&#232;s maints incidents, Messali rompt d&#233;finitivement avec les communistes. Le 11 mars 1937, il fonde le Parti du peuple alg&#233;rien (P.P.A.) qui sera dissous en 1939. Messali Hadj est pr&#233;sident du P.P.A. et Moufdi Zakaria, l'auteur de 1 hymne national alg&#233;rien, son vice-pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6, Apr&#232;s le d&#233;barquement alli&#233;, Ferhat Abbas r&#233;dige en 1943 le Manifeste des &#233;lus alg&#233;riens et recueille les signatures de nombreux &#233;lus anti-colonialistes, auxquels se joignent m&#234;me quelques &#233;lus administratifs. Sur cette base, et avec l'appui du P.P.A. clandestin, il lance un mouvement de masse, les Amis du Manifeste et de la Libert&#233;, qui &#233;dite un journal. Egalit&#233;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1946, Ferhat Abbas rompt avec le P.P.A. et cr&#233;e l'Union D&#233;mocratique du Manifeste Alg&#233;rien (U.D.M.A.), qui enverra des d&#233;put&#233;s &#224; la premi&#232;re et &#224; la seconde Assembl&#233;e Constituante fran&#231;aise. U fonde et dirige l'hebdomadaire La R&#233;publique Alg&#233;rienne *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me ann&#233;e, 1946, le P.P.A. interdit lance une organisation de masse l&#233;gale, le Mouvement pour le Triomphe des Libert&#233;s D&#233;mocratiques (M.T.L.D.) dont le pr&#233;sident sera Mezerna, et l'organe U Alg&#233;rie libre. Cinq d&#233;put&#233;s du M.T.L.D.,dont Khider, seront &#233;lus &#224; la seconde Assembl&#233;e Constituante fran&#231;aise,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. En 1920, apr&#232;s le Congr&#232;s de Tours qui avait vu la naissance du Parti communiste fran&#231;ais, une &#171; r&#233;gion alg&#233;rienne &#187; du P.C.F. avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e, sur le mot d'ordre d'ind&#233;pendance des colonies. C'est l'&#233;poque de la campagne contre la guerre du Maroc, en 1925-1926. Les premiers adh&#233;rents alg&#233;&#172; riens sont des intellectuels. Un hebdomadaire est publi&#233;, La Lutte sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ao&#251;t 1935, une d&#233;l&#233;gation conduite par Amar Ouzegane, participe, &#224; Moscou, au VIIeme Congr&#232;s du Komintern. La r&#233;gion alg&#233;rienne du P.C.F, est admise &#224; constituer un parti ind&#233;pendant. La cr&#233;ation officielle du P.C.A. sera proclam&#233;e &#224; l'occasion de son premier Congr&#232;s, &#224; Alger, le 4 juillet 1936. Le P.C.A. demeure cependant sous la tutelle du Parti communiste fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dissous par le gouvernement Daladier &#224; la fin de 1939, le P.C.A. se reconstituera clandestinement en 1940. Ses militants emprisonn&#233;s seront lib&#233;r&#233;s en 1943, mais La Lutte sociale ne sera pas autoris&#233;e &#224; repara&#238;tre. Elu premier secr&#233;taire en 1946 (lors du dernier Congr&#232;s du Parti), Amar Ouzegane sera exclu fin 1948, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; remplac&#233; d&#232;s 1947 (au 3&#034; Congr&#232;s) par Larbi Bouhal&#238;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8, Le mouvement syndical alg&#233;rien, &#224; partir de 1920, suivra un cours analogue &#224; celui du Parti communiste. La C.G.T. unitaire (C.G.T.U.), s&#233;par&#233;e alors de la C.G.T., a pour mot d'ordre &#171; classe contre classe &#187; et r&#233;clame l'ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie. Les syndicats recherchent l'adh&#233;sion des travailleurs alg&#233;riens mais, selon la loi coloniale, les directions des f&#233;d&#233;rations d'industrie, des unions locales ou des syndicats sont entre les mains des Europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1936 voit un intense mouvement de gr&#232;ves qui entra&#238;ne des augmentations de salaires, des lois sociales, la reconnaissance de la libert&#233; syndicale et de la libert&#233; de r&#233;union, enfin la suppression du code de l'indig&#233;nat dans ses aspects r&#233;pressifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La C.G.T. sous tutelle fran&#231;aise se transforme plus tard en Union g&#233;n&#233;rale des Syndicats alg&#233;riens (U.G.S.A.), autonome, qui, en 1956, verra tous ses militants alg&#233;riens rejoindre en masse l'U.G.T.A., la centrale ouvri&#232;re fond&#233;e par le F.L.N (...)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Mohamed Lebjaoui&lt;br class='autobr' /&gt;
V&#233;rit&#233;s sur la revolution alg&#233;rienne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les fils de la Toussaint ( 2 )</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour comprendre comment certains hommes de valeur qui vont jouer un r&#244;le essentiel dans la pr&#233;paration de cette r&#233;volution, de cette guerre d'Alg&#233;rie, en sont arriv&#233;s &#224; l'action arm&#233;e, il est n&#233;cessaire de retracer l'histoire de leurs d&#233;ceptions, de leurs rancunes, car aucun d'eux n'est &#171; n&#233; r&#233;volutionnaire &#187;. Pour la plupart, &#224; un moment de leur vie, ils ont d&#233;sir&#233; passionn&#233;ment &#234;tre fran&#231;ais, en avoir les devoirs et les droits. Beaucoup ont fait la guerre 1939-1945 avec h&#233;ro&#239;sme. Il y a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://nedjma.org/-Histoire-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour comprendre comment certains hommes de valeur qui vont jouer un r&#244;le essentiel dans la pr&#233;paration de cette r&#233;volution, de cette guerre d'Alg&#233;rie, en sont arriv&#233;s &#224; l'action arm&#233;e, il est n&#233;cessaire de retracer l'histoire de leurs d&#233;ceptions, de leurs rancunes, car aucun d'eux n'est &#171; n&#233; r&#233;volutionnaire &#187;. Pour la plupart, &#224; un moment de leur vie, ils ont d&#233;sir&#233; passionn&#233;ment &#234;tre fran&#231;ais, en avoir les devoirs et les droits. Beaucoup ont fait la guerre 1939-1945 avec h&#233;ro&#239;sme. Il y a des croix de guerre et des m&#233;dailles militaires sur la poitrine de beaucoup d'entre ceux qui chasseront la France d'Alg&#233;rie. Ils le feront souvent avec cruaut&#233; comme on le fait avec une ma&#238;tresse apr&#232;s laquelle on a trop soupir&#233;, qui a trop demand&#233; et qu'un jour on se prend &#224; ha&#239;r. 1945. Cela peut &#234;tre la chance que les musulmans attendent depuis toujours. La guerre se termine. Un monde nouveau va na&#238;tre, croit-on. Beaucoup d'Arabes, de Kabyles ont fait la guerre : l'Italie, la France, l'Allemagne m&#234;me. Ils reviennent maintenant. Et ils racontent. Au milieu des balles, de la mitraille, des attaques furieuses o&#249; ils se sont conduits comme des h&#233;ros &#8212; &#224; tel point que le mar&#233;chal Juin les appelle : &#171; Ces furieux qui, s'ils ne savent pas lire, n'en ont que plus le combat dans les veines &#187; &#8212; ils ont d&#233;couvert la fraternit&#233; des champs de bataille. Avec des Europ&#233;ens ! Les tirailleurs alg&#233;riens ont &#233;t&#233; accueillis avec enthousiasme lors de la lib&#233;ration de la patrie. On les a f&#234;t&#233;s, embrass&#233;s, on leur a m&#234;me donn&#233; des fleurs. La moisson de m&#233;dailles et le chiffre des pertes montrent l'ampleur du sacrifice, la vaillance et la fid&#233;lit&#233; &#224; la France. Ils ont aussi d&#233;couvert qu'on pouvait les respecter tout comme les autres. L&#224;-bas ils ont trouv&#233; ce qu'ils recherchaient depuis toujours : la dignit&#233;. Et &#224; longueur de soir&#233;e, chez eux, au caf&#233; maure, les coudes appuy&#233;s sur les petites tables poisseuses, ils racontent. Ils enjolivent peut-&#234;tre un peu. Mais l'essentiel y est. Dans le bled, dans les douars qu'ils ont regagn&#233;s, ils font figure de h&#233;ros. Mais ils ne ressemblent pas &#224; ceux de 1914 qui n'ont plus quitt&#233; leurs m&#233;dailles ternies &#233;pingl&#233;es sur le burnous, &#224; ceux qui se sont un peu trop tourn&#233;s vers les colons, vers les Europ&#233;ens, qui sont devenus ca&#239;ds ou khodjas. Eux ils sont jeunes et veulent retrouver dans leur Alg&#233;rie cette drogue &#224; laquelle ils ont go&#251;t&#233; en Europe : la libert&#233;, l'&#233;galit&#233;. Sur ce point le retour au pays est d&#233;cevant. Rien n'a chang&#233;. Au contraire. Ce qu'ils d&#233;couvrent les atterre. Messali Hadj est en exil, quelque part en Afrique &#224; ce que l'on dit. Et c'est Ferhat Abbas qui cristallise autour de ses amis du Manifeste toutes les aspirations nationalistes. Le P.P.A. de Messali, interdit depuis 1939, vit toujours clandestinement. La plupart de ses membres ont adh&#233;r&#233; aux Amis du Manifeste. Les services de renseignements signalent ce noyautage du rassemblement de Ferhat Abbas par le P.P.A. clandestin. Les Europ&#233;ens, eux, pensent qu'il est temps d'&#233;touffer ce regain de &#171; nationalisme &#187; venu d'outre M&#233;diterran&#233;e. Il est temps que tout redevienne normal. Ils ont tr&#232;s sinc&#232;rement bonne conscience. De quoi se plaint l'Arabe ? Quand on voit ce qu'on a fait pour lui ! C'est l'&#233;ternel refrain : &#171; Vous savez, la plupart ne se plaignent pas. Ce sont surtout ces agitateurs, les Messali &#8212; encore que celui-ci soit un exalt&#233; pas bien dangereux &#8212; les Ferhat Abbas &#8212; celui-l&#224; sous ses airs doucereux est certainement le pire &#8212; qui excitent les Arabes. On ne devrait pas les laisser faire. On est d'une faiblesse ! Parce que les Arabes qui travaillent sont heureux. Voyez chez nous les ouvriers agricoles, mon gardien, mes fatmas qui s'occupent de la maison, ils ne se plaignent pas. Ils me sont fid&#232;les et ils m'aiment tous. D'abord, ici ils ont tout ce qu'il faut. Moi je les paye comme il faut. Ils ont l'h&#244;pital, certaines assurances. Ils sont presque comme nous. Et c'est tout de m&#234;me nous qui leur avons apport&#233; le progr&#232;s : les routes, l'eau, la mise en valeur de la terre. Voyez ici, toute ma propri&#233;t&#233; de la Mitidja ; eh bien ! avant que les Fran&#231;ais arrivent, c'&#233;tait des mar&#233;cages. Non, croyez-moi, ils sont heureux. Ce sont d'ailleurs de braves gens mais il ne faut pas laisser les meneurs les contaminer. Puis il faut que nous regagnions notre prestige. Il en a pris un coup depuis 1940. Vous savez, les Arabes, je les connais bien, ne respectent que le vainqueur. Celui qui a du prestige. Qui tient le b&#226;ton, quoi ! &#187; Il faut bien dire que depuis 1940 le prestige du Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie est en baisse. Pourtant il a tout fait pour se trouver du c&#244;t&#233; du plus fort, lui aussi. En 1940 il est loin de l'occupant allemand, n'en subit pas le contact, ne souffre pas de sa pr&#233;sence. Alors c'est &#224; bras ouverts qu'il accueille la politique du bon vieillard qui s'est sacrifi&#233; pour la France. Lui au moins prend les mesures qu'on aurait d&#251; prendre depuis longtemps. Les juifs redeviennent des juifs. Ils n'ont jamais &#233;t&#233; des Fran&#231;ais comme lui. M&#234;me si Cr&#233;mieux en a d&#233;cid&#233; ainsi en octobre 1870. Les haines, les clans, les jalousies travaillent le Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie partisan depuis toujours d'un ordre bien &#233;tabli, ouvert aux id&#233;es fascistes de l'&#201;tat fort, tenant bien en main les minorit&#233;s. Nulle part en France ou dans l'Empire la propagande du Mar&#233;chal ne recevra meilleur accueil. Le &#171; fer &#224; repasser &#187;, comme on appela l'insigne de la l&#233;gion, fleurit &#224; la boutonni&#232;re de tous les gens &#171; respectables &#187;. Les affiches de propagande envahissent les murs &#8212; une habitude qu'on ne perdra jamais en Alg&#233;rie &#8212; partout le portrait du bon Mar&#233;chal offre sa t&#234;te de grand-papa protecteur de l'ordre. Humain mais ferme. On aime &#231;a en Alg&#233;rie. Les Arabes ne bougent pas. Ils font leur travail, c'est tout ce qu'on leur demande m&#234;me si ce Ferhat Abbas s'adresse directement au chef de l'&#201;tat pour lui proposer un plan d'&#233;mancipation des Alg&#233;riens, l'&#233;galit&#233; de la loi pour tous. Heureusement que le Mar&#233;chal sait les r&#233;ponses vagues qu'il faut donner &#224; ces &#171; illumin&#233;s &#187;....&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Yves Courri&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
Les fils de la Toussaint &lt;br class='autobr' /&gt;
pp. 42-43-44-45&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les fils de la Toussaint de Yves Courri&#232;re ( 1 )</title>
		<link>https://nedjma.org/Les-fils-de-la-Toussaint-de-Yves-Courriere-1</link>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Krim Belkacem a pris le maquis. Il a vingt-cinq ans. Commence alors une des aventures les plus extraordinaires de la guerre d'Alg&#233;rie qui conduira le fils du ca&#239;d d'un douar perdu de Kabylie &#224; la table de conf&#233;rence d'Evian o&#249;, quinze ans plus tard, repr&#233;sentant le peuple alg&#233;rien, il signera les accords et le cessezle-feu... Krim Belkacem devient une figure de la Kabylie. Sans rel&#226;che il parcourt le djebel, tentant de politiser la masse kabyle. Il est nomm&#233; chef de r&#233;gion du P.P.A. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Krim Belkacem a pris le maquis. Il a vingt-cinq ans. Commence alors une des aventures les plus extraordinaires de la guerre d'Alg&#233;rie qui conduira le fils du ca&#239;d d'un douar perdu de Kabylie &#224; la table de conf&#233;rence d'Evian o&#249;, quinze ans plus tard, repr&#233;sentant le peuple alg&#233;rien, il signera les accords et le cessezle-feu... Krim Belkacem devient une figure de la Kabylie. Sans rel&#226;che il parcourt le djebel, tentant de politiser la masse kabyle. Il est nomm&#233; chef de r&#233;gion du P.P.A. clandestin, recueille les cotisations, entreprend un programme d'&#233;ducation politique de la population. Il est infatigable. Il fait des rapports sur l'&#233;tat d'esprit du peuple, sur ses r&#233;actions &#224; chaque &#233;v&#233;nement important. En m&#234;me temps il commence une pr&#233;paration psychologique au &#171; coup dur &#187;. &#171; Si &#231;a se d&#233;clenche, dit-il aux hommes, &#234;tes-vous pr&#234;ts &#224; y aller ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouvelles recrues sont de plus en plus nombreuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bande rebelle de Krim Belkacem impressionne la population, galvanise les jeunes. Car Krim n'est plus tout seul, un sergent de l'arm&#233;e fran&#231;aise, Omar Ouamrane, l'a rejoint, puis bien d'autres. Ouamrane devient son lieutenant. Us sont tous deux de taille moyenne. Krim a le front large, les yeux per&#231;ants, le visage plein. Sa vitalit&#233; et la Sten qu'il tient toujours sous sa veste lui donnent un grand prestige. Il sait aussi parler &#224; la population, convaincre, donner confiance. Ouamrane, lui, ce n'est pas pareil, il fait peur. Il a un visage large et des m&#226;choires d&#233;mesur&#233;es. Sa force est colossale. On a l'impression d'avoir un bison devant soi. Des petits yeux en amande semblent transpercer, fouiller celui sur qui ils se posent. Ouamrane, avec ses &#233;paules de lutteur, surprend dans ces montagnes kabyles o&#249; les hommes paraissent si fr&#234;les, si secs, malgr&#233; une endurance extraordinaire. Il para&#238;t d&#233;plac&#233;, d'une autre race, venu d'un autre monde. Ouamrane, c'est une demi-douzaine de ces Kabyles, avec une seule t&#234;te. Enorme. Un bulldozer. Les autorit&#233;s s'inqui&#232;tent de l'activit&#233; de la bande. On va cr&#233;er des milices kabyles qui les traqueront avec l'aide des ca&#239;ds et de leurs prot&#233;g&#233;s. Puisque la population soutient ces hors-la-loi, tant pis pour elle. Perquisitions, arrestations, interrogatoires se succ&#232;dent. En vain. Krim court toujours et plus que jamais. Et la population des douars de cette partie de la Kabylie fait connaissance, avant l'heure, avec ce que sera la vie atroce de l'Alg&#233;rien moyen, du fellah, pendant la guerre d'Alg&#233;rie. La population a peur. Krim semblait bien sympathique, bien s&#251;r qu'il a raison quand il parle mais il am&#232;ne tous ces ennuis. Les milices qui viennent n'importe quand, les jeunes qui veulent tout cass&#233;, qui veulent partir. L'antagonisme qui a oppos&#233; Krim &#224; son p&#232;re se retrouve dans maintes familles de Kabylie. Le p&#232;re de Belkacem n'est d'ailleurs pas au bout de ses ennuis. On l'a convoqu&#233;. On est brave avec lui. Pour l'instant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Yves Courri&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
Les fils de la Toussaint&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le colonel Boumediene et le groupe d'Oujda</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



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&lt;p&gt;C'est ce noyau d'Alg&#233;riens n&#233;s au Maroc, qui compte &#224; son actif deux putschs, qui a permis &#224; Boumedi&#232;ne de parvenir &#224; ce destin de chef d'Etat de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante. Houari Boumedi&#232;ne &#233;tait chef de la Wilaya 5 et installa son QG dans la ville marocaine frontali&#232;re avec l'ouest du pays, Oujda. Tout comme Boussouf pour le MALG, Boumedi&#232;ne recruta des alli&#233;s parmi ces Alg&#233;riens du Maroc pour l'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral de l'ALN. Le premier s'en servit pour porter le premier coup de l'arm&#233;e contre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://nedjma.org/-Histoire-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est ce noyau d'Alg&#233;riens n&#233;s au Maroc, qui compte &#224; son actif deux putschs, qui a permis &#224; Boumedi&#232;ne de parvenir &#224; ce destin de chef d'Etat de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante. Houari Boumedi&#232;ne &#233;tait chef de la Wilaya 5 et installa son QG dans la ville marocaine frontali&#232;re avec l'ouest du pays, Oujda. Tout comme Boussouf pour le MALG, Boumedi&#232;ne recruta des alli&#233;s parmi ces Alg&#233;riens du Maroc pour l'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral de l'ALN. Le premier s'en servit pour porter le premier coup de l'arm&#233;e contre les politiques en assassinant Abane Ramdane, et le second y trouva un appui pour porter le deuxi&#232;me coup de force de l'arm&#233;e contre le FLN en s'attaquant au Gouvernement Provisoire de la R&#233;publique Alg&#233;rienne (GPRA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe d'Oujda est entr&#233; de la sorte par effraction dans l'histoire de l'Alg&#233;rie et il signera, avec Boumedi&#232;ne &#224; sa t&#234;te, l'acte de naissance du r&#233;gime alg&#233;rien. CES ALG&#201;RIENS DU MAROC NOMM&#201;S WASTI Les membres du groupe ou clan d'Oujda sont d&#233;sign&#233;s comme ceux qui sont n&#233;s ou ayant v&#233;cu au Maroc avant 1962. Les &#034;wasti&#034;, en r&#233;f&#233;rence &#224; la position g&#233;ographique de l'Alg&#233;rie au centre du Maghreb, ou encore &#034;deuxi&#232;me francis, fran&#231;ais de seconde cat&#233;gorie&#034;, comme aimaient &#224; les qualifier les Marocains, sont des Alg&#233;riens qui sont n&#233;s au Maroc avant le d&#233;clenchement de la guerre de lib&#233;ration. Apr&#232;s la soumission de l'Emir Abdelkader en 1848, puis la d&#233;faite des soul&#232;vements des Ouled Sidi Echeikh puis de Bouamama, une communaut&#233; alg&#233;rienne s'est install&#233;e dans le pays voisin de l'Ouest. Une autre communaut&#233; enr&#244;l&#233;e quant &#224; elle dans l'arm&#233;e fran&#231;aise pour imposer le protectorat au Maroc y a aussi trouv&#233; asile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une troisi&#232;me migration d'Alg&#233;riens a quant &#224; elle rejoint le Maroc, apr&#232;s 1954 par fuite des repr&#233;sailles de l'arm&#233;e fran&#231;aise. Le clan d'Oujda s'est b&#226;ti toutefois sur la premi&#232;re communaut&#233; d'Alg&#233;riens au Maroc, qui &#233;tait une communaut&#233; de petite bourgeoisie francophone compos&#233;e soit de propri&#233;taires terriens ou d'auxiliaires de l'administration marocaine. Cette derni&#232;re communaut&#233; trouva sa place dans les rangs de l'arm&#233;e, de la s&#233;curit&#233; militaire et du FLN. Le colonel Bencherif estime le nombre d'Alg&#233;riens rentr&#233;s du Maroc en 1962 &#224; pas moins de 10000 hommes. Le travail commenc&#233; par le MALG de Boussouf au milieu des ann&#233;es 1950 a connu une suite avec Boumedi&#232;ne qui introduisit la logique des clans pour acc&#233;der au pouvoir. Entour&#233; d'Ahmed Medeghri, Kaid Ahmed, Cherif Belkacem, Abedlaziz Bouteflika, Boumedi&#232;ne cr&#233;a le groupe d'Oujda. Les &#034;malgaches&#034; de Boussouf se fond&#232;rent dans ce qui est devenu plus tard le clan d'Oujda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gionalisme s'est &#233;rig&#233; en r&#232;gle d'appartenance &#224; ce clan. &#034;Mohamed Boukharouba s'affubla d'un nom de guerre qu'il emprunta au saint l&#233;gendaire Boumedi&#232;ne, tr&#232;s connu dans l'Oranie, et du pr&#233;nom de Houari, tr&#232;s r&#233;pandu dans cette m&#234;me r&#233;gion&#8230; dans le r&#233;gionalisme qui s&#233;vissait dans l'arm&#233;e des fronti&#232;res, &#234;tre &#224; la fois, saint et oranais, c'&#233;tait avoir toutes les chances avec soi&#034;(1). Le groupe d'Oujda, sous les commandes de Boumedi&#232;ne et toute l'arm&#233;e des fronti&#232;res, attendait la fin de la guerre de lib&#233;ration qui avait &#233;prouv&#233; les moudjahidines de l'int&#233;rieur du pays dans la lutte contre l'arm&#233;e coloniale pour pouvoir entrer en jeu. Laissant les politiques se charger des n&#233;gociations d'Evian, et apr&#232;s la sortie des cinq historiques de prison, l'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral sous Boumedi&#232;ne trouve le moment propice pour actionner le coup d'Etat contre le GPRA. Pour donner du poids &#224; ce coup de force, il fallait une couverture politique via un des historiques. Seul Ben Bella, anim&#233; aussi par l'amour du pouvoir, accepta l'offre de l'EMG. En l&#233;galistes, A&#239;t Ahmed et Boudiaf refus&#232;rent de cautionner le putsch. &#034;L'arm&#233;e de Boumedi&#232;ne avait un double atout consid&#233;rable : sa force et son unit&#233; favoris&#233;es par un long travail d'endoctrinement. Mais elle n'avait que peu de r&#233;pondants dans la soci&#233;t&#233; alg&#233;rienne et son leadership &#233;tait rejet&#233; par plusieurs wilayas. Il fallait &#224; Boumedi&#232;ne de bien faire jouer le prestige de Ben Bella pour s'implanter politiquement &#034;(2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de donner du cr&#233;dit aux putschistes, un autre groupe baptis&#233; &#8220;groupe de Tlemcen&#8221;, en opposition au groupe de Tizi Ouzou qui &#233;tait sous la coupe de Krim Belkacem, fut cr&#233;&#233; et mit au point la naissance du Bureau politique, un instrument politique pour le d&#233;nigrement du GPRA. Le groupe de Tlemcen regroupant Ben Bella, Khider, Mohammedi, Ferhat Abbas, Ahmed Boumendjel et Ahmed Francis a form&#233; un duo avec le groupe d'Oujda pour mettre au pas les commandements des wilayas historiques notamment la III et la IV. Ben Bella &#233;tait tout d&#233;sign&#233; pour devenir le premier pr&#233;sident de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante sous la b&#233;n&#233;diction de l'EMG de l'ALN qui marcha sur Alger pour acc&#233;der au &#034;tr&#244;ne&#034;. La Zone autonome d'Alger sous Yacef Sa&#226;di ouvrit grandes les portes de la capitale &#224; la coalition Boumedi&#232;ne-Ben Bella au prix de plusieurs morts du fait d'affrontements avec les troupes de la Wilaya IV qui &#233;taient ralli&#233;es au GPRA. Le cri &#034;sept ans &#231;a suffit&#034; des populations a fini par mettre fin aux hostilit&#233;s. L'arm&#233;e des fronti&#232;res r&#233;ussit son coup et p&#233;n&#233;tra d'un pied ferme dans ce qui est devenu le pouvoir alg&#233;rien, sur des centaines de cadavres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 28 au 29 septembre, Ben Bella, candidat unique, fut &#233;lu par l'Assembl&#233;e, chef d'un gouvernement de 19 portefeuilles. Boumedi&#232;ne qui s'adjugea l'important poste de ministre de la D&#233;fense, proposa 4 postes : deux pour ses compagnons de l'arm&#233;e des fronti&#232;res d'Oujda, &#224; savoir Bouteflika et Medeghri et deux autres pour l'arm&#233;e des fronti&#232;res de l'Est, &#224; savoir Moussa Hassani et le docteur Nekkache. Le putsch servit l'arm&#233;e qui, depuis l'ind&#233;pendance, a jou&#233; la carte de l'unit&#233; face aux divisions politiques. &#034;Le clan d'Oujda s'&#233;tait ouvert au recrutement intensif de &#034;soldats&#034; venus des rangs de l'ALN, tout comme les &#034;marsiens&#034; de tout bord avaient pris d'assaut les administrations, &#233;taient avant tous des &#233;l&#233;ments opportunistes sans aucune conviction politique ou id&#233;ologique. Ils &#233;taient recrut&#233;s non pas pour faire la guerre mais pour construire le nouvel Etat &#034;(3). Avec les recrues du MALG de Boussouf devenu S&#233;curit&#233; militaire, et &#224; leur t&#234;te Kasdi Merbah, et les tacticiens politiques de son groupe d'Oujda, Boumedi&#232;ne n'avait plus qu'&#224; laisser mijoter son accession &#224; la t&#234;te de l'Etat. LA FIN D'UNE COLL&#201;GIALIT&#201; Dans le deuxi&#232;me gouvernement de Ben Bella, Cherif Belkacem et Ka&#239;d Ahmed sont nomm&#233;s ministres et Boumedi&#232;ne fut nomm&#233; 1er vice-pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sus de leurs responsabilit&#233;s gouvernementales, respectivement la D&#233;fense nationale, l'Int&#233;rieur et les Affaires &#233;trang&#232;res, Boumedi&#232;ne, Medeghri et Bouteflika firent leur entr&#233;e au Bureau politique. A l'heure o&#249; Ka&#239;d Ahmed et Cherif Belkacem &#233;taient d&#233;sign&#233;s respectivement, ministres du Tourisme et de l'Orientation nationale et membres du Comit&#233; central. Sentant son pouvoir personnel menac&#233; par les ambitions grandissantes du clan d'Oujda, Ben Bella &#339;uvra &#224; la mise &#224; l'&#233;cart de ses anciens compagnons de la course au pouvoir. &#034;Pr&#233;sident de la R&#233;publique, chef du gouvernement, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du FLN, il s'attribue les portefeuilles de l'Int&#233;rieur, des Finances, de l'Information&#034;. Apr&#232;s Ka&#239;d Ahmed, Medeghri, puis Belkacem Ch&#233;rif, le tour du ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, Abdelaziz Bouteflika, arriva pour se voir retirer son poste. Le groupe d'Oujda se r&#233;f&#232;re &#224; son chef, Houari Boumedi&#232;ne afin de mettre un terme aux attaques de Ben Bella. Le coup d'Etat du 19 Juin 1965 a &#233;t&#233; la r&#233;ponse de celui qui devint le deuxi&#232;me pr&#233;sident de l'Alg&#233;rie. Mais la logique du clan ne durera pas face &#224; la logique de l'int&#233;r&#234;t personnel. La fin de l'union du groupe d'Oujda sous Boumedi&#232;ne ne tardera pas &#224; se manifester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pleine campagne des nationalisations, le divorce de Boumedi&#232;ne d'avec ses anciens compagnons d'Oujda ne tarde pas &#224; &#234;tre prononc&#233;. &#034;Les raisons ne manquaient pas : choc des caract&#232;res, rivalit&#233;s incontr&#244;lables, apparition de nouveaux cadres politiques, radicalisation des r&#233;formes, domination &#233;crasante de Boumedi&#232;ne et bien d'autres encore ont fini par entamer le pacte de fer qui liait les membres du groupe d'Oujda&#034;(4). L'histoire n'a pas encore tout dit sur cette dislocation du groupe d'Oujda, mais des supputations sont &#233;mises. La r&#233;volution agraire avait entam&#233; la relation privil&#233;gi&#233;e des membres du groupe d'Oujda avec leur mentor. &#034;Pour l'opinion publique alg&#233;rienne, ni Bouteflika, ni Cherif Belkacem, ni Medeghri ne faisaient figure de socialistes. Boumedi&#232;ne, port&#233; par le consensus populaire et voulant suivre le processus de la mise en application de la r&#233;volution agraire, a rogn&#233; les pr&#233;rogatives du ministre de l'Int&#233;rieur Medeghri. Sur le conflit du Sahara occidental, il semblerait que la solution de Bouteflika ne proc&#233;dait pas de la m&#234;me d&#233;marche de Boumedi&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Cherif Belkacem, on ne sait pas si sa disgr&#226;ce lui est venue de sa sant&#233; fragile ou bien de la soi-disant publication par sa femme &#233;trang&#232;re d'un livre intitul&#233; &#034;Les folles nuits d'Alger&#034; dans lequel plusieurs personnalit&#233;s auraient &#233;t&#233; mises en cause. Toutefois, ce qui est certain est que cette affaire du livre dont tout le monde parlait mais que personne ne pouvait exhiber relevait de l'intox &#224; l'encontre d'un homme qu'on voulait &#233;loigner du pouvoir&#034;, note Abdelkader Yafsah. Pour sa part, Khalfa Mameri confirme la d&#233;sapprobation par les membres du clan d'Oujda de la r&#233;volution agraire et &#233;voque la crise de l'&#233;t&#233; 1974. Ka&#239;d Ahmed, propri&#233;taire terrien et de Haras, a &#233;t&#233; le premier &#224; &#234;tre &#233;limin&#233; par Boumedi&#232;ne en 1972 en lui &#244;tant son poste de ministre. &#034;Trois faits sont bien &#233;tablis. Un grave incident entre Medeghri ministre de l'Int&#233;rieur et Mahroug ministre des Finances. Celui-ci cherche sur ordre de Boumedi&#232;ne &#224; rapatrier les reliquats de cr&#233;dit que les ambassades viraient habituellement sur un compte bancaire suisse. S'est-il senti personnellement vis&#233; ou non, Bouteflika aura plus tard quelques d&#233;m&#234;l&#233;es avec la Cour des comptes. Medeghri qui semble faire &#233;quipe avec Bouteflika pour &#233;liminer Cherif Belkacem s'en m&#234;le. Il convoque manu militari Mahroug, et l'aurait menac&#233; d'un pistolet et d'un dossier intime compromettant &#034;(4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me fait cit&#233; oppose Medeghri au ministre de la Culture, Taleb El Ibrahimi un reportage t&#233;l&#233;vis&#233; sur une villa somptueuse qui appartiendrait &#224; la m&#232;re de Medeghri. A-t-on voulu salir ce dernier, le discr&#233;diter, le d&#233;stabiliser au moment o&#249; le populisme battait son plein en Alg&#233;rie ? Une chose est s&#251;re : le journaliste est tabass&#233; et Taleb couvert de mots peu aimables&#034;. Le troisi&#232;me fait concerne la r&#233;union de deux membres du clan d'Oujda &#224; Annaba &#034;ces deux membres s&#233;journent &#224; Annaba avec Dra&#239;a, directeur g&#233;n&#233;ral de la S&#251;ret&#233; nationale. Qu'avaient-ils &#224; y faire ? Quel &#233;tait le r&#244;le du chef de la S&#251;ret&#233; nationale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etait-il informateur de Boumedi&#232;ne ou jouait-il pour son compte ? De ces questionnements sont parties des supputations sur une tentative de d&#233;stabilisation de Boumedi&#232;ne&#034;. Le &#034;suicide&#034; de Medeghri en 1974 signera la fin du groupe d'Oujda. &#034;Apr&#232;s l'exil ext&#233;rieur de Ka&#239;d Ahmed, int&#233;rieur de Ch&#233;rif Belkacem et la mort de Medeghri, il ne restait plus que Bouteflika et Boumedi&#232;ne&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Nadjia Bouaricha&lt;br class='autobr' /&gt;
El Watan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La guerre de cent trente ans de Kateb Yacine.</title>
		<link>https://nedjma.org/La-guerre-de-cent-trente-ans-de-Kateb-Yacine</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



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&lt;p&gt;C'est une longue histoire. On peut dire qu'elle remonte &#224; plus de centre trente ans, lorsque Keblout, le fondateur d'une tribu de l'Est alg&#233;rien sur les montagnes du Nadhor se r&#233;volta contre les Turcs. D&#233;j&#224;, de si&#232;cle en si&#232;cle, souvent &#224; une cadence ininterrompue, les Alg&#233;riens n'avaient cess&#233; de s'opposer &#224; des envahisseurs de tous les horizons. En dehors des villes o&#249; &#233;clataient p&#233;riodiquement des &#233;meutes, l'int&#233;rieur du territoire &#233;tait imp&#233;n&#233;trable, comme aujourd'hui les r&#233;gions (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH89/kateb-yacine-1-11267.png?1777306818' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='89' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une longue histoire. On peut dire qu'elle remonte &#224; plus de centre trente ans, lorsque Keblout, le fondateur d'une tribu de l'Est alg&#233;rien sur les montagnes du Nadhor se r&#233;volta contre les Turcs. D&#233;j&#224;, de si&#232;cle en si&#232;cle, souvent &#224; une cadence ininterrompue, les Alg&#233;riens n'avaient cess&#233; de s'opposer &#224; des envahisseurs de tous les horizons. En dehors des villes o&#249; &#233;clataient p&#233;riodiquement des &#233;meutes, l'int&#233;rieur du territoire &#233;tait imp&#233;n&#233;trable, comme aujourd'hui les r&#233;gions lib&#233;r&#233;es de l'Aur&#232;s, du Djurdjura, de la Soumam, de l'Ouarsenis, de l'Edough &#8211;et du Nadhor. D&#233;j&#224;, en ce temps-l&#224;, chaque village, situ&#233; sur les hauteurs et con&#231;u pour l'auto-d&#233;fense avait sa propre vie ind&#233;pendante, ses assembl&#233;es &#233;lues, sa force arm&#233;e, ses greniers collectifs, son tr&#233;sor, ses lois, ses chefs, ses traditions, son cimeti&#232;re marqu&#233; de pierres aigu&#235;s, dress&#233;es comme par d&#233;fi, son mausol&#233;e parfois si humble et si &#233;troit qu'on e&#251;t dit une niche, son &#233;cole o&#249; sifflaient en vain les plus vertes f&#233;rules (Abdelkader, en ce temps-l&#224;, &#233;tait soufiste, et toutes les h&#233;r&#233;sies fleurissaient en secret sous l'humus coranique), ses gu&#233;risseurs experts en chirurgie exp&#233;ditive, sa poudri&#232;re, son march&#233; d'armes, son embl&#232;me &#233;toil&#233; &#8211;enfin son fondateur, l'homme dont le nom s'&#233;tait transmis de bouche en bouche jusqu'&#224; devenir le patronyme commun, selon les m&#339;urs patriarcale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lui-m&#234;me d'origine turque, mais fix&#233; &#224; la terre et gagn&#233; &#224; la cause des montagnes de l'Est, Keblout &#233;tait l'un de ces chefs choisis parmi les r&#233;fractaires. Il avait eu quatre femmes, mais on comptait les nuits o&#249; il dormait chez lui, car il passa, dit-on, le plus clair de son temps dans la for&#234;t, parfois sous terre, o&#249; il veillait &#224; la fabrication des munitions. M&#234;me quand il rentrait chez lui, ce n'&#233;tait ni &#224; la m&#234;me heure, ni sous le m&#234;me visage. Il ignorait lui-m&#234;me son &#226;ge, ne se confiait qu'&#224; Keltoum, sa quatri&#232;me femme, celle qu'il garda jusqu'&#224; sa mort. A peine s'il pouvait compter ses enfants, ou les appeler par leurs noms, car il &#233;tait souvent &#224; la chasse, ou au contraire poursuivant ses agresseurs, ennemis de longue date, soumis aux occupants. On l'avait toujours vu les armes &#224; la main. Jamais il ne paya l'imp&#244;t. Il r&#233;pondait aux exp&#233;ditions punitives par des embuscades ou des coups de main demeur&#233;s l&#233;gendaires. Ni tr&#234;ve ni r&#233;pit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du c&#244;t&#233; turc, on avait tout tent&#233;, tout mis en &#339;uvre pour obtenir sa capture ou sa mise &#224; mort. Et le jour vint o&#249; sa pr&#233;sence fut signal&#233;e, sous son propre toit, chose rare mais qui se v&#233;rifia. Sa femme &#233;tait en train de lui pr&#233;parer des vivres, en pr&#233;vision d'une longue absence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Keblout avait fini de charger son mulet quand un guetteur lui annon&#231;a que sa maison &#233;tait cern&#233;e par plusieurs groupes en armes. C'&#233;taient sans doute des &#233;l&#233;ments d&#233;tach&#233;s du gros de la colonne turque. Tous les chemins &#233;taient gard&#233;s. Le guetteur avait d&#251; se d&#233;guiser en femme pour arriver jusqu'&#224; la porte, donner l'alarme et s'&#233;loigner en toute h&#226;te ; pour lui, c'en &#233;tait fait du fondateur de la tribu. Aucune fuite n'&#233;tait possible. Le chien pleurait, et il fallut l'abattre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Keblout ne sembla pas se rendre compte qu'il &#233;tait pris au d&#233;pourvu. Sans rien trahir de sa perplexit&#233;, il d&#233;chargea les vivres, rattacha le mulet. Puis il dit &#224; sa femme de le suivre au fond du puits, la seule issue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ketloum venait alors de tisser un tapis, magnifique pi&#232;ce de haute laine, l'orgueil et la passion de ses heures de loisir. Elle ne voulait pas s'en s&#233;parer, ne voulait surtout pas qu'il f&#238;t les d&#233;lices des mercenaires. Comme Keblout l'appelait, comme elle tenait son ouvrage d'une main, et comme il lui fallait se glisser dans le puits sans &#234;tre vue des enfants, dans son &#233;moi, elle ne put saisir la corde avec assez de fermet&#233;. Elle glissa devant Keblout jusque dans l'eau noire. Par bonheur le tapis, amortissant sa chute, la remit en contact avec la corde humide. Au m&#234;me instant, le cercle des repr&#233;sailles se refermait sur le Nadhor. Des hurlements de rage, des pas rapides, et soudain une meute d'hommes courant dans tous les sens. L'ennemi &#233;tait l&#224;, en force.&lt;br class='autobr' /&gt;
Keltoum !&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis l&#224;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'eau ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pas encore.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais l'immense tapis s'enfon&#231;ait peu &#224; peu sous les pieds de Keltoum. Keblout, en silence, &#224; la force des poignets, remonta au grand jour. Il entendait les voix de ses enfants, leurs sanglots m&#234;l&#233;s aux quolibets, aux menaces des soldats qui mettaient la demeure &#224; sac. Le pillage, cependant les avait &#233;gar&#233;s, retardait les recherches. Keblout n'h&#233;sita plus. Il enjamba la margelle, se risqua dans la cour d&#233;serte, bourra de pierres l'un des seaux, redescendit le long du puits avec le seau deux fois plus lourd, croisa Keltoum accroch&#233;e &#224; l'autre extr&#233;mit&#233; de la corde, et ils rest&#232;rent enlac&#233;s, &#224; mi-hauteur, entre le ciel et l'eau, crisp&#233;s, les mains cuisantes, suspends dans l'attente de l'instant fatal o&#249; les ennemis se rapprocheraient du puits. Ils entendaient toujours, de plus en plus distinctement, les pas pesants des Turcs, les longues plaintes du b&#233;tail &#233;gorg&#233;, li&#233;, emport&#233;, le fracas des jarres d'huile, des meubles fracass&#233;s. Les Turcs furieux, tournaient en rond. Ils battaient les enfants, les projetaient contre les murs. Ils parlaient d'incendier non seulement la maison mais tout le village, et de faire un massacre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que pouvait faire Keblout ? Sortir du puits, engager le combat en de telles conditions, c'&#233;tait se faire tuer. Les Turcs triompheraient. Ils n'avaient pas d'autre but que de l'abattre, sachant bien, pour l'avoir trop de fois combattu, poursuivi, affam&#233;, qu'il ne se rendrait pas. S'offrir &#224; leurs balles, leur livrer son cadavre comme un troph&#233;e ? Il valait mieux p&#233;rir noy&#233; &#8211;mais introuvable. Sa haine &#233;tait si forte que l'id&#233;e d'une telle mort, loin de l'affliger, le s&#233;duisait, lui fit abandonner sa position d&#233;sesp&#233;r&#233;e dans le vide ; Keltoum ne tiendrait pas longtemps, pendue comme elle &#233;tait, raidie et ne se maintenant que repli&#233;e sur lui, convulsive, sans un souffle. Il caressa rapidement la somptueuse chevelure de celle qui l'avait suivi jusque-l&#224;, tira son couteau, et, d'un seul coup, trancha la corde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Kateb Yacine&lt;br class='autobr' /&gt;
le 23 janvier 1961&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>L'&#233;ternel Jugurtha</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;On reconna&#238;t d'abord Jugurtha &#224; la chaleur, &#224; la violence de son temp&#233;rament. Il embrasse l'id&#233;e avec passion ; il lui est difficile de maintenir en lui le calme, la s&#233;r&#233;nit&#233;, l'indiff&#233;rence, o&#249; la raison cart&#233;sienne &#233;chafaude ses constructions. Il ne conna&#238;t la pens&#233;e que militante et arm&#233;e pour ou contre quelqu'un. Il aper&#231;oit l'id&#233;e pure comme un &#233;clair au flanc de l'orage. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'imagination aussit&#244;t s'en empare, lui donne une forme et l'exag&#232;re en vision. Priv&#233; de la chaleur de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://nedjma.org/-Histoire-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On reconna&#238;t d'abord Jugurtha &#224; la chaleur, &#224; la violence de son temp&#233;rament. Il embrasse l'id&#233;e avec passion ; il lui est difficile de maintenir en lui le calme, la s&#233;r&#233;nit&#233;, l'indiff&#233;rence, o&#249; la raison cart&#233;sienne &#233;chafaude ses constructions. Il ne conna&#238;t la pens&#233;e que militante et arm&#233;e pour ou contre quelqu'un. Il aper&#231;oit l'id&#233;e pure comme un &#233;clair au flanc de l'orage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imagination aussit&#244;t s'en empare, lui donne une forme et l'exag&#232;re en vision. Priv&#233; de la chaleur de l'enthousiasme et du rago&#251;t de l'&#233;motion, Jugurtha se d&#233;sint&#233;resse du lent progr&#232;s de la pens&#233;e abstraite. Il est po&#232;te ; il lui faut l'image, le symbole, le mythe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grandeur du caract&#232;re r&#233;side dans la constance. Elle se manifeste bien plus dans les petites besognes que dans les grandes ; qui n'est pas capable de s'attacher aux petites besognes n'est pas capable non plus de mener &#224; fin les longs desseins, qui exigent continuit&#233; et pers&#233;v&#233;rance dans l'effort. Jugurtha est spontan&#233;ment noble ; il a du go&#251;t pour le drap&#233;, pour l'emphase qu'il ne distingue pas nettement de l'enflure... Jugurtha ne m&#226;che pas longtemps la centaur&#233;e du remords. Il se compla&#238;t dans l'indiff&#233;rence atone, o&#249; il s'abreuve du plus pernicieux des poisons et jusqu'&#224; la naus&#233;e : la tentation de l'absolu. Non pas l'impossible perfection, car l'id&#233;e de perfection repose sur la reconnaissance des limites...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a un go&#251;t tr&#232;s vif pour le plaisir violent et &#226;pre. Il s'abandonne &#224; la volupt&#233; du m&#234;me c&#339;ur qu'il se jette dans l'action, ignorant toute mesure et tout temp&#233;rament. Il est assez lucide pour apercevoir la raison de la volupt&#233; : qu'elle puisse conduire &#224; l'extase, au n&#233;ant o&#249; la conscience d'&#234;tre au monde s'ab&#238;me dans le vertige ; mais il sait que la nuit est un refuge pr&#233;caire : on remonte toujours &#224; la conscience...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui explique l'accent du d&#233;sespoir, permanent et incurable, la m&#233;lancolie d&#233;chirante qui font le charme des grandes complaintes du d&#233;sert. Jugurtha y chante ce qu'il &#233;prouve lorsqu'il se penche sur lui m&#234;me ; comme Narcisse sur sa fontaine, il exhale une plainte o&#249; l'on entend comme un sanglot &#233;ternel le d&#233;sespoir de l'homme orphelin, jouet de forces toutes-puissantes qui l'&#233;crasent. Ces forces ne sont pas seulement les forces ext&#233;rieures ; les plus redoutables, il sait bien &#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean Amrouche&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Extrait in&#233;dit de Ferhat Abbas</title>
		<link>https://nedjma.org/Extrait-inedit-de-Ferhat-Abbas</link>
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		<dc:date>2025-10-18T03:43:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#034;Si j'avais &#224; &#233;crire l'histoire de la colonisation fran&#231;aise en Alg&#233;rie, je la ferais commencer au lendemain de la d&#233;faite de l'Empire. C'est Waterloo qui explique, le mieux, Sidi Ferruch. On rattache l'exp&#233;dition de 1830 &#224; un pr&#233;tendu coup d'&#233;ventail donn&#233; par le dey Hussein &#224; l'aventurier Duval, consul de France. Les pr&#233;paratifs de cette exp&#233;dition &#233;taient, en r&#233;alit&#233;, ant&#233;rieurs &#224; cet &#171; incident &#187;. Donc, s'il n'avait pas exist&#233;, il aurait &#233;t&#233; cr&#233;&#233; de toutes pi&#232;ces pour justifier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://nedjma.org/-Histoire-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Si j'avais &#224; &#233;crire l'histoire de la colonisation fran&#231;aise en Alg&#233;rie, je la ferais commencer au lendemain de la d&#233;faite de l'Empire. C'est Waterloo qui explique, le mieux, Sidi Ferruch.&lt;br class='autobr' /&gt;
On rattache l'exp&#233;dition de 1830 &#224; un pr&#233;tendu coup d'&#233;ventail donn&#233; par le dey Hussein &#224; l'aventurier Duval, consul de France. Les pr&#233;paratifs de cette exp&#233;dition &#233;taient, en r&#233;alit&#233;, ant&#233;rieurs &#224; cet &#171; incident &#187;. Donc, s'il n'avait pas exist&#233;, il aurait &#233;t&#233; cr&#233;&#233; de toutes pi&#232;ces pour justifier l'agression.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les raisons s&#233;rieuses de la conqu&#234;te de l'Alg&#233;rie son ailleurs. Depuis le Moyen &#194;ge, quatre puissances europ&#233;ennes se disputaient la ma&#238;trise des mers, les comptoirs commerciaux et les colonies : la France, l'Angleterre, l'Espagne et le Portugal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les trois derni&#232;res avaient fini par fonder des empires de peuplement et d'expression. Elles finirent par faire souche. On parlait espagnol et portugais en Am&#233;rique du Sud et dans une partie de l'Asie. On parlait anglais en Am&#233;rique du Nord et aux Indes.&lt;br class='autobr' /&gt;
La France, en revanche, multiplia les insucc&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s s'&#234;tre install&#233;s en Asie, dans les deux Am&#233;riques, en Afrique, les Fran&#231;ais furent contraints de c&#233;der les plus importantes de leurs possessions. Depuis les d&#233;faites de Louis XV et la perte du Canada (1763), depuis la r&#233;volte et l'ind&#233;pendance de Saint-Domingue, depuis la vente de Louisiane aux &#201;tats-Unis (1803), depuis enfin le second trait&#233; de Paris (1814), la France n'avait pratiquement plus d'empire colonial. Ses possessions d'outre-mer &#233;taient pass&#233;es en d'autres mains. Du grand domaine, il ne lui restait plus que quelques &#238;les.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; l'expansion et &#224; la prosp&#233;rit&#233; commerciale de la bourgeoisie europ&#233;enne, celle de la France ne pouvait demeurer dans un cadre r&#233;duit par ces &#233;checs successifs. Les nombreuses rivalit&#233;s qui opposaient entre elles des puissances europ&#233;ennes expliquent &#224; elles seules les actes &#171; colonialistes &#187; du capitalisme fran&#231;ais.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pens&#233;e dominante de ce capitalisme fut la reconstitution d'un grand empire et la cr&#233;ation de colonies qui seraient non seulement de vastes march&#233;s de consommation et une source de mati&#232;res premi&#232;res n&#233;cessaires &#224; son industrie, mais aussi des &#171; terres d'expression et de race fran&#231;aises &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La bourgeoisie fran&#231;aise jeta donc son d&#233;volu sur l'Alg&#233;rie et le Maghreb arabe, sans se pr&#233;occuper, outre mesure, des conditions d&#233;mographiques et humaines de l'Afrique du Nord. Sans se pr&#233;occuper surtout de sa civilisation et de sa haute personnalit&#233;.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ferhat Abbas, &#034;La nuit coloniale&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



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