Mohamed Ben Abderrahmane – Le saint aux deux tombes ( fondateur de la tariqa Rahmania ) Personnalités jeudi 11 décembre 2025 Originaire du village Ath Smail dans la région de Bounouh dans l’actuelle daïra de Boghni, né selon des sources fiables en 1715. Il a reçu ses premiers cours auprès de la zaouïa de Larbaa Nath Irathen. En 1734 il prend part au pèlerinage des lieux saints afin d’accomplir le pèlerinage. Lors de son retour, tombé sous l’admiration du culte et du savoir, il s’installa en Egypte, étant jeune il a vécu pendant une trentaine d’années dans ce pays, connu pour sa prestigieuse école, Al Azhar, c’est dans cette institution qu’il a puisé diverses sciences sous l’égide de plusieurs autorités religieuses, parmi eux ont peut citer le cheikh Mnwar Tlemceni et le cheikh Mohamed Ben Salem El Hefnaoui Khelweti, sous l’influence de ce dernier il adhère à sa confrérie. Suivant les conseils de ce cheikh il partit au Soudan, à Darfour, où il a vécu pendant six ans, durant cette période il a inculqué aux populations locales son savoir encyclopédique dans le domaine du soufisme. La voie Khelwetia a eu un écho grandissant et guida beaucoup de disciples dans cette voie, mère de la tarîqa Rahmania, entre autre. Après ce long séjour au Soudan, il voyage en Inde pour continuer son message, sous les conseils du cheikh Khelweti. Il a vécu une période avant de rejoindre l’Egypte c’est en 1758 qu’il décide de retourner à son pays d’origine, l’Algérie, aguerri et affranchi de toutes les vicissitudes de l’âme. Il s’établit au Djurdjura pendant une courte période, avant de fonder sa première Zaouia dans l’Algérois, à El Hama plus précisément, attirant plus de fidèles qui ont soif de savoir, la Zaouia devient par ailleurs une école où l’en forma des savants en religion. C’est dans ce lieu de recueillement, de médiation qu’il construisit une mosquée proche de ce lieu. Dans la continuité de son maitre El Khelweti il fonda la tarîqa Rahmania, et ce en 1774. La Tarîqa s’est répandue à travers le nord du Maghreb et dans certaines régions du sud. Après une longue période, il revint dans son village natal afin de bâtir la deuxième Zaouia de Bounouh où il se consacre à l’enseignement ancestral et dument acquis par un long périple et des voyages qu’il a accomplis à travers le monde, de l’Afrique subsaharienne en passant par l’Egypte jusque en Inde. Le cheikh a légué à ses disciples et élèves un savoir spirituel et religieux. Parmi ses disciples ; Ali Ben Aissa , Abderrahmane Bechtarzi ,qui a son tour a érigé une Zaouia à Constantine, le cheikh Sidi Mhamed Ben Azzouz, le cheikh Sidi Mhamed Al Emali et ces cheikhs sont devenus après lui de grands maitres de leur voie respective. Le cheikh Ben Abderrahmane a œuvré pour le rayonnement de l’Islam spirituel à travers la publication de plusieurs livres : – Epitre de l’ouverture : le bon comportement dans la khalwa , ses conditions et ses conséquences – Deuxième Epitre la maitrise du souffle : contient la morale de la voie Khalwitia et de l’ascèse. – Carnets : qui est un ensemble de messages de la voie, et le rappel et l’ascétisme. – Rappel aux esprits Après une vie remplie de travail et discipline envers Dieu le cheikh rendit l’âme dans son village natal à Ath Smail dans la tribu Kechtoula, où il est enterré, ensuite ses disciples transportèrent ses ossements à El Hama à Alger delà vient son surnom « Au deux tombes » où se trouvent son mausolée jusqu’à nos jours. Voir la source Source de l'article M.A Admin de Nedjma Qui êtes-vous ? Veuillez laisser ce champ vide : Votre nom Votre adresse email Votre message Titre (obligatoire) Texte de votre message (obligatoire) Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides. Veuillez laisser ce champ vide : Commentaires